29/12/2004

Absence


 
Prier les cieux de voir se figer
La bruyante ville éveillée
Trouver en un éclat doré
Un instant d'éternité.

 
Dépassés injustement par le temps
Hélas prévenus depuis longtemps
De ce douloureux moment
Où les larmes se mélèrent au sang.

 
Forcés à avancer
Vers cet abîme glacé
Ce soir là j'ai regretté
L'arrivée soudaine de l'obscurité.

 
Refuser ce dernier baiser
Devoir briser le liens noués
Dans un sanglot désespéré
Voir s'en aller son aimé.

 
L'absence m'étouffe
Quittée par le souffle
Mon coeur lentement se déchire
Pour l'avenir je dois souffrir.

 
Sentir encore te mains
Dénuder mon chagrin
Ta langue au creu de mon sein
Me faire oublier demain.

 
Je t'attendrai, la gorge serrée.



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21/12/2004

Innocemment




J'aime à voir tes regards coquins
Parcourir mon corps et mon coeur enfantins
Se glisser au coin ton sourire taquin
Ennivrant mon âme d'un profond déclin.

 
Main dans la main sur le chemin enneigé
Admirant la beauté de ce paysage glacé
Tes bras sur mon corps pour le réchauffer
Entendre nos rires éveiller la vallée.

 
Comme un enfant te cacher
Parmis les branches enneigées
Me surprendre enfin de tes gestes décidés
Loin de tout nous envoler.

 
Des baisers gonflés d'innocence
Ayant chacun leur sens
Dont la chaleur et l'ardeur nous mènent en transe
Apprends moi lentement les pas de ta danse.






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18/12/2004

Manque



Les mots me manquent...
De lui je suis en manque.
 
A peine m'a- t- il quitté
Que je pris le ciel de me le ramener.
 
Journée enchantée
Dans les bras du panseur de mes plaies.





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15/12/2004

Soeur de coeur


 
Misérable vermine
Aurais-tu perdu toute estime?
Que fais-tu à terre
Te trainant ainsi telle une vipère.

 
Les vices t'ont envahi
A jamais me voici trahie
Par toi ma soeur, mon coeur

Tu les as rejoint
Me laissant mourir en chemin.

 
Va t'en loin de moi
Ne te retoune même pas
Rien ne sert d'avoir pitié
De ma sombre âme accablé
 
Comment te faire confiance
Tu as brisé chacune de mes espérances.
Sous tes doigts ma peau brûle
Douloureusement se consumme.

 
Un vide s'est crée
Et tu m'y a plonger.
Malgré cette profonde haine
Sache que je t'aime.




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12/12/2004

Pauvre Monde



Combats éternels
Entre l'Homme et l'éternel
A la quête du plaisir charnel
Il mène une guerre contre le ciel.

 
Déchirant tout sur son passage
Arrachant cruellement chaque visage
Dans d'atroces luttes sanglantes
Sans aucun véritable sens.

 
Mère Nature nous a gracieusement offert
De grands miroirs comme le reflet des mers
Son seul échec fut l'être humain
Qu'elle laissa grandir au creu de son sein.

 
Aujourd'hui l'enfant torture chaque jour un peu plus sa mère
Qui sait sa beauté éphémère
Elle a enfanté son meurtrier
Ce misérable pionnier du vice
De la haine et du péché.





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09/12/2004

Coupable



De sombres souvenirs ressurgissent
Du fin fond de mes béantes abîsses
J'entend encore au loin la génisse
Pleurer l'absence de sa mère protectrice.

 
L'incompréhension dominait la raison
Voilée de si noires illusions
Cet amour aveugle engendré par la passion
Me palpe à nouveau le coeur d'émotions.

 
Mes silences devenaient pesants
Et ton mal allait grandissant
Le plaisir du sang était mon seul amant
Mais tu me l'as dérobé inconsciemment.

 
Je n'attendais de toi qu'une profonde ignorance
Mais mes douleurs n'ont su qu'accroître tasouffrance
Pourquoi tant de ressemblances ?
Ne souhaitais- tu ma délivrance ?

 
Non, indigne et égoïste mère
Tu m'as retenu prisonnière
Me baignant d'amour et d'attention
Dont autrefois nous jouissions.

 
Cette nuit où le sang maternel coula
Remplit mon coeur d'un effroyable glas
Cette nuit où j'ai pu lire e  toi
Autant de faiblesse qu'en moi.

 
Mon unique et fidèle reflet
Toi, la malheureus  m'ayant enfanté
Pauvre mère qu'as-tu donc fait ?
Si je me hai  comment t'aimer ?

Pardonne moi de n'avoir été, l'enfant que  tu as toujours désiré.

















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06/12/2004

Je t'aime



Nos peaux s'effleurent
Tandis que le soleil se meurt
Tes pures et si douces caresses
Ne comblent qu'à demi mon ivresse.
 
Nos corps entremêlés
Comblés de cet instant parfait
Le poux instable
De par ce désir implacable.
 
Et lentement nous laisser porter
Au rythme de ces éternels baisers
Invitée à cette danse sensuelle
Comment refuser pareille merveille ?
 
Mes mains affolées
D'un si grand bonheur partagé
Le souffle court
Encore et toujours mon amour.
 
Cette nuit mes démons se sont éclipsés
J'ai pu apercevoir entre les ombres
Le plus beau cadeau que m'avait offert ce monde.






21:52 Écrit par Hendiadiyn | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |