18/11/2004

Désir morbide



 
Pendue par la corde que tu m'avais tendue
Mon corps malade s'exute pour cet espoir perdu.
Ce balancier macabre marque un tempo rythmique
Seul dernier souvenir d'un destin tragique.

 
Les membres osseux commençaient à pourrir
Dégageant ainsi une odeur putride.
La bouche séchée laissait couler un long filet sanglant
Qui gouttait sur le sol en mare de sang.

 
Son sombre regard délaissé d'envies
Affaibli par le temps et rongé par la vie
Reflètait une âme depuis longtemps torturée
Dont on pouvait lire l'agonie sur des bras mutilés.

 
Funèbre symbole d'un déisir morbide
Traduisant son mal par ce suicide incompris.
Les maux étaient insoutenables
Et l'apaisement fatal.

 
"Celui qu'elle avait aimé, ne lui avait laissé
Qu'un gouffre béant à la place du coeur..."


 

21:36 Écrit par Hendiadiyn | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

. Magnifique texte malgré sa noirceur...
Les mots sont parfaitement employé.
Bonne soirée
Bisous

Écrit par : Jubei | 19/11/2004

Alors là... J'adore, ... Le style, le fond, le contenu... J'adore !!!

Il n'a pas su l'aimer comme il le falait, elle n'a pas su le surmonter. Elle n'a besoin de lui que pour accomplir ce genre d'acte suicidaire, mais elle n'en a pas besoin pour tenir debout !!!

Bisous et bon WE

Écrit par : Val | 19/11/2004

... waouw

Écrit par : ne fais que passer | 22/11/2004

Super :) Je passais à nouveau sur le blog et je me suis arrêté plus sur les poêmes que je trouve tout simplement magnifique, je pense que je passerai beaucoup plus souvent...
En tout cas Felicitation et continues comme ça ! :)

Écrit par : Arlicartos | 22/11/2004

Les commentaires sont fermés.